Udaipur, Février 2015

Réveil très matinal, le bus de Johan est arrivé à 5h30 et je le retrouve sur le bord du lac. Malheureusement pas de joli lever de soleil, le temps sera couvert avec quelques averses durant notre séjour.

Nous prenons ensuite, un très bon petit dej sur le restaurant de l’hôtel situé sur le toit/terrasse. Il fait frais en raison d’un bon petit vent, mais la vue incroyable sur le fort et le lac en vaut largement la peine !

DSCF4047Nous commençons la visite sur un joli temple Jaïn. L’avantage d’Udaipur c’est que tout se fait à pied, les rues sont propres et sinueuses offrant de jolies surprises, on a vraiment appréciés cette ville qui a été une de nos préférées du séjour avec Bundi ! Nous allons ensuite visiter le palais, magnifique et encore en partie habité par le Maharadja de la ville.

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Entre Bundi et Udaipur, Février 2015

Après avoir bien profité du « calme » de Bundi, nous reprenons la route pour Udaipur où nous retrouvons Johan qui nous rejoint pour le weekend.

La route entre Bundi et Udaipur est relativement mauvaise, l’avantage c’est qu’on roule lentement et qu’on a le temps d’admirer tout le quotidien des petits villages que nous traversons. La zone est vraiment rurale et nous croisons de nombreux bergers avec leurs petits troupeaux, le berger local en jette !

Ces bergers nomades appartiennent à la caste des Raïkas, qui compterait aujourd’hui un demi-million de personnes. Ils vivent uniquement au Rajasthan et minoritairement au Gujarat. « Chaque caste a un mythe qui définit sa profession traditionnelle. Selon la légende, le premier Raika a été créé par le grand Dieu Shiva pour élever des dromadaires. Bien que tous les membres d’une caste n’exercent plus aujourd’hui leur profession traditionnelle, les personnes les plus âgées considèrent toujours que le savoir-faire relatif à cette profession reste le monopole de la caste. » (source ici : http://www.indeculture.fr/castehindoue.html#titre-lien-accueil).

« Admiratifs de leurs talents de bergers, les maharadjahs et les seigneurs féodaux leur ont confié la gestion et l’élevage de leur bétail, jusqu’au milieu du siècle dernier, quand les anciens Etats princiers se sont fondus dans la création de l’Inde. Pourtant, au fil des générations, leur prestige est resté intact, et les Raïkas ont forgé un mode de vie et une culture uniques dans le sous-continent. Profondément religieux, marqués par l’hindouisme le plus littéral, ils vouent un culte absolu à l’expression de toute vie. Ces pasteurs vivent toujours en petits groupes de quelques familles isolées et installées en bordure des villages pendant la saison des pluies en été, loin du tumulte et de la surpopulation des grandes agglomérations. De l’automne au printemps, beaucoup rejoignent les bergeries traditionnelles d’altitude ou nomadisent avec leurs animaux. Mais leur mode de vie ancestral est aujourd’hui menacé à mesure que l’Inde moderne resserre son étau. »

Ils sont reconnaissables à leurs turbans, les moustaches et par leurs vêtements : chemises indiennes longues (kurta) et le dhoti, sorte de pantalon bouffant. « Le dhoti est une longue pièce de tissu de 3 ou 4 mètres dont une extrémité est passée dans l’entrejambe. La manière de porter le turban dépend de différents critères dont l’âge. Le turban blanc est porté par les anciens, et les turbans de couleurs par les chefs de famille en pleine force de l’âge. »

Voici quelques photos, les deux dernières ne sont pas de moi, vous trouverez les sources à la fin de l’article :

P1040754 Pushkar-Camel-Fair-Rajast-021 Steve-McCurry--001Sur la route nous croisons aussi quelques champs de pavots, dont le gouvernement autorise la culture selon des règles strictes (à relativiser, on est tout de même en Inde !). La surface du champ est limitée et les cultivateurs doivent dormir sur place, les cultures en bord de route sont sujettes à de nombreux vols. La production est essentiellement destinée à fabriquer la morphine, mais l’opium a également un rôle important dans les rites traditionnels du Rajasthan.

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Bundi, Février 2015

Anticipant l’inévitable ras le bol des lieux hautement touristiques, (oui je parle de toi petit rabatteur qui essayé de nous vendre peintures, bracelets, écharpes, resto, rickshaw, chambre d’hôtel avec un manque certain de subtilité et de savoir vivre !) nous avions décidé de faire étape à Bundi plutôt que Pushkar. Et quel bien nous en a pris !

A Bundi, rien à acheter (bon on a réussi à dégoter quelques peintures quand même !), aucune sollicitation, un sourire tous les 50 mètres, les couleurs d’holi qu’on commence à préparer, les artisans qui travaillent dans la rue et qui nous montrent leur travail sans réclamer d’argent ! Bref des échanges et un rapport au pays beaucoup plus sain que dans le reste du périple !

Je me demande d’ailleurs à quel point l’Inde se tire une balle dans le pied en laissant les touristes ainsi harcelés à l’intérieur même des sites historiques. Il suffirait d’interdire l’entrée des sites touristiques aux vendeurs à la sauvette, en dehors il n’y a malheureusement pas vraiment de solutions au problème si ce n’est de rester très froid à l’image des touristes indiens pour décourager rapidement toute tentative ! Pas toujours compatible avec nos réflexes de politesse et de tact français ! Si cela vous tape trop sur le système une des solutions est d’alterner les incontournables à voir avec des lieux peut être moins spectaculaires, mais où on se ressource et où on l’occasion de découvrir l’Inde au naturel. Cette coupure est selon moi indispensable pour continuer à savourer son voyage sereinement, cela dépend toutefois des sensibilités de chacun !

Une des gérantes de guesthouse, nous expliquait que ces métiers faciles qui rapportent finalement pas mal pendant la saison touristiques détournent pas mal de jeunes des études et que la culture de l’exploitation des touristes devient chose commune pour un pays dont la tradition d’accueil a toujours été très importante. L’Inde est également le pays par excellence du petit entreprenariat où chacun se débrouille pour gagner sa vie et celle de la famille, avant de devenir un haut lieu du tourisme indien, la population du Rajasthan vivait d’ailleurs une période très difficile. Comme d’habitude, il est difficile de condamner à 100% cette attitude même si cela agace forcément à un moment ou l’autre des vacances.

Mais revenons à Bundi ! Nous y logeons dans une petite guesthouse sans prétention, toute bleue et en hauteur, de la terrasse on a une belle vue sur le fort, la ville bleue et les quelques singes qui évoluent de toit en toit. Le centre ville est tout petit, tout se fait à pied, au milieu des enfants qui vont à l’école entassés dans un rickshaw et qui nous crie un Hello tout indien, des potiers, menuisiers, réparateurs de vélos, meuniers, marché aux légumes et bien sur des nombreuses vaches ! qui ici, plus qu’ailleurs ne sont vraiment pas craintives.

On y croise très peu de touristes et on visitera le baori, le fort et le palais tout seuls ! il faut dire qu’à force de trainer dans la vieille ville, on est arrivé très peu de temps avant la fermeture.. ! Au grand désespoir de quelqu’un que je ne nommerais pas !

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Jaipur, Février 2015

Jaipur est la ville rose du Rajasthan (honnêtement pas si rose que ça) et a la caractéristique d’être une ville toute neuve de 3 siècles qui a entièrement été dessinée par le maharadja Jai Singh II, pour succéder à Amber. Les rues de la vieille ville suivent donc un beau plan quadrillé autour du palais des vents. La vieille ville n’a pas toujours été rose, mais offrait à l’époque une large palette, principalement du gris avec des rehauts de blanc. Cependant, en prévision de la visite du prince Albert, en 1876, elle fut peinte en rose dans sa totalité, le rose étant une couleur traditionnelle de bienvenue, elle conserve depuis cet usage.

P1040490 P1040497Après un petit dej dans l’ancienne salle de réception familiale du haveli nous nous dirigeons vers le fort d’Amber, ville située à 15 km de Jaipur. Je crois que c’est un des forts/palais que j’ai préféré ! Si vous devez faire une boutique de musée, je vous conseille celle-ci, à noter que la présence des vendeurs à la sauvette souvent insistante est un peu agaçante, comme un peu partout dans les lieux touristiques en Inde et j’imagine en Asie de manière générale.

Le palais est immense, la vue sur les petites montagnes environnantes est très belle, la lumière réchauffe les ocres des murs et ses magnifiques fresques florales, la ronde des éléphants qui amène les touristes en haut du fort est étonnante et colorée. En bref, une très belle visite à ne pas manquer !

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Direction l’observatoire astronomique pour la deuxième visite de la journée ! en plus d’être un urbaniste averti, Jai Singh II était un grand passionné d’astronomie, il fera construire 5 observatoires dispersés dans le Nord de l’Inde au cours de la première moitié du 18ème. Celui de Jaipur est le mieux conservé. Le gigantisme des instruments offrent une précision inouïe pour l’époque. Nous n’avons pas compris grand-chose aux explications des différents instruments de mesure, mais cela reste une ballade très agréable, les instruments sont énigmatiques et on l’impression d’admirer de l’art abstrait !

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DSCF3840 P1040689 P1040690 P1040658 P1040692Journée intense, puisque nous nous dirigeons ensuite vers le palais de la ville, qui est un des moins intéressants que nous avons visité. Il faut dire aussi que nous devenons de plus en plus exigeant et que la journée a été bien remplie : l’attention commence à en souffrir !

P1040704Après un petit passage dans un temple moderne il est temps de rentrer à l’hôtel où nous ne faisons pas long feu ! Demain départ pour Bundi, petite parenthèse dans le tourisme de masse qui nous a énormément plu !

Entre Agra et Jaipur, Février 2015

La deuxième étape du séjour a un sacré défi à relever : passer après le Tajmahal n’est pas chose facile !

Sur le chemin entre Agra et Jaipur (230 km), nous faisons deux arrêts, le premier à Fatehpur Sikri et le second au Baori d’Abhaneri.

Fatehpur Sikri a été la capitale de l’empire Mogol pendant 13 brèves années au 16ème siècle. L’empereur qui avait des difficultés à obtenir un hériter est venu y chercher avec succès les bénédictions d’un ermite soufi, pour lui rendre hommage il décide de déplacer la capitale à Sikri. S’en suit la construction d’un magnifique palais fortifié et d’une immense mosquée. La région souffre cependant d’un cruel manque d’eau et l’empereur n’y habita que 3 mois, la ville a depuis été laissé totalement à l’abandon.

Très belle visite du palais dont j’ai relativement peu de photos intéressantes en raison d’un ciel bien couvert. La mosquée est encore plus belle que le palais, impressionnante dans ses détails et son immensité, également par les sollicitations diverses des indiens..

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Le second arrêt, 130 km plus loin, est à Abhaneri pour y admirer son baori. Un baori est un puits à étage (ou degrés). Ce puits est un des plus ancien du Rajasthan, construit au 8ème siècle, il est désormais associé à un charmant temple complètement en ruines, à quelques dizaines de mètres de celui-ci. Temple dédié à la déesse Dûrga, déesse de la guerre.

Sur 3 des 4 côtés s’étagent douze niveaux de doubles volées d’escaliers d’une symétrie parfaite, harmonieusement disposés. Cette disposition astucieuse permet la circulation d’un maximum de personnes, qui pouvaient venir puiser l’eau à leur convenance.

Ce baori est bâti sur un vaste plan carré, d’une trentaine de mètres de côté. Cette importante surface lui permettait de collecter directement un maximum d’eau à la période des moussons.

C’est la première fois que nous voyions une telle construction, la symétrie parfaite et l’ampleur du lieu en font une construction des plus marquantes du voyage. Elément appréciable au Rajasthan, le lieu est très peu visité, nous étions seuls pour admirer les femmes qui étaient en train de refaire l’enduit des galeries qui entourent le baori, le ballet des saris colorés à la lumière de fin d’après midi était vraiment magnifique.

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Début du road trip au Rajasthan par Agra, Février 2015

Nous voilà de retour à Ahmedabad après avoir découvert le Rajasthan (avec la famille) et le Kerala (avec Johan) pendant 3 semaines ! 3 semaines intenses, riches en découvertes et en émotions, 3 semaines en avion, voiture, rickshaw, bateaux, barques, bus, trains, dromadaire, éléphant !

Commençons par le début du voyage : pour les non initiés à la géographie indienne, voici où se trouve le Rajasthan, juste au dessus du Gujarat :

Carte du RajasthanEt voici notre itinéraire lors de ces deux petites semaines :

Tra1et Ra1asthanCela va me prendre un peu de temps pour tout raconter ici, aussi je vais commencer par le début du périple : Agra et son fameux Taj Mahal !

Après une première journée très intense à Ahmedabad dont je vous ai donné un petit aperçu ici, nous étions dans l’avion dès le lendemain direction Delhi, afin de rejoindre notre chauffeur et Agra dans la foulée.

Nous atteignons Agra en milieu d’après midi, nous commençons la visite avec le baby Taj :

DSCF3589 DSCF3588 DSCF3603Nous nous dirigeons ensuite vers le Fort Rouge, bien plus intéressant que celui de Delhi et le premier d’une très longue série de forts !

Il y a beaucoup de monde, mais l’endroit vaut vraiment le détour surtout à la lumière d’une fin d’après midi, on peut y apercevoir le Taj Mahal au loin, on y admire nos premiers moucharabiés (dentelle de pierre sculptée qui permet aux femmes d’observer sans être vues, héritage musulman). Méfiez vous des guides qui vous proposent leur service à l’entrée de tous les bâtiments, on en a entendu un qui présentait la fontaine comme la douche du Maharadja !

Comme d’habitude les indiens nous font rire avec leurs selfies innombrables, leurs lunettes de soleil et leurs poses devant l’appareil photo bien kitsh ! On croirait presque à la reformation du groupe Ozone !

P1040275 DSCF3616 DSCF3642 DSCF3638 P1040319 P1040331Le lendemain c’est le jour J ! le jour de la visite du Taj Mahal ! Il faut dire que c’est quand même LE symbole Indien par excellence, un peu comme notre tour Eiffel, mais en mieux. Le lieu est certes « une larme sur le visage de l’éternité » selon le poète Bangali Tangore, mais également un mausolée. Le Taj Mahal fut construit par l’empereur Shah Jahan pour recevoir le corps de sa 2ème épouse, Mumtaz Mahal, morte en mettant au monde leur 14ème enfant, en 1631.

En tant que bons lecteurs du guide du routard, nous avons visité les lieux au lever du soleil, nous n’étions pas les seuls, mais même en tenant compte de tous les autres visiteurs, de la brume et d’un soleil timide, la magie opère : c’est beau, blanc, délicat, fragile, pas si petit, calme, symbolique !

P1040389 P1040402 P1040405 P1040337 P1040366 P1040372Je n’ai pas choisi de décrire tous les dessous des visites : où prendre les billets, quel hôtel, quel resto.., j’ai mis quelques coordonnées dans la blogroll concernant les adresses qui valent le détour, mais si vous avez des questions pour préparer votre voyage, n’hésitez pas à me les poser en commentaires !