Bundi, Février 2015

Anticipant l’inévitable ras le bol des lieux hautement touristiques, (oui je parle de toi petit rabatteur qui essayé de nous vendre peintures, bracelets, écharpes, resto, rickshaw, chambre d’hôtel avec un manque certain de subtilité et de savoir vivre !) nous avions décidé de faire étape à Bundi plutôt que Pushkar. Et quel bien nous en a pris !

A Bundi, rien à acheter (bon on a réussi à dégoter quelques peintures quand même !), aucune sollicitation, un sourire tous les 50 mètres, les couleurs d’holi qu’on commence à préparer, les artisans qui travaillent dans la rue et qui nous montrent leur travail sans réclamer d’argent ! Bref des échanges et un rapport au pays beaucoup plus sain que dans le reste du périple !

Je me demande d’ailleurs à quel point l’Inde se tire une balle dans le pied en laissant les touristes ainsi harcelés à l’intérieur même des sites historiques. Il suffirait d’interdire l’entrée des sites touristiques aux vendeurs à la sauvette, en dehors il n’y a malheureusement pas vraiment de solutions au problème si ce n’est de rester très froid à l’image des touristes indiens pour décourager rapidement toute tentative ! Pas toujours compatible avec nos réflexes de politesse et de tact français ! Si cela vous tape trop sur le système une des solutions est d’alterner les incontournables à voir avec des lieux peut être moins spectaculaires, mais où on se ressource et où on l’occasion de découvrir l’Inde au naturel. Cette coupure est selon moi indispensable pour continuer à savourer son voyage sereinement, cela dépend toutefois des sensibilités de chacun !

Une des gérantes de guesthouse, nous expliquait que ces métiers faciles qui rapportent finalement pas mal pendant la saison touristiques détournent pas mal de jeunes des études et que la culture de l’exploitation des touristes devient chose commune pour un pays dont la tradition d’accueil a toujours été très importante. L’Inde est également le pays par excellence du petit entreprenariat où chacun se débrouille pour gagner sa vie et celle de la famille, avant de devenir un haut lieu du tourisme indien, la population du Rajasthan vivait d’ailleurs une période très difficile. Comme d’habitude, il est difficile de condamner à 100% cette attitude même si cela agace forcément à un moment ou l’autre des vacances.

Mais revenons à Bundi ! Nous y logeons dans une petite guesthouse sans prétention, toute bleue et en hauteur, de la terrasse on a une belle vue sur le fort, la ville bleue et les quelques singes qui évoluent de toit en toit. Le centre ville est tout petit, tout se fait à pied, au milieu des enfants qui vont à l’école entassés dans un rickshaw et qui nous crie un Hello tout indien, des potiers, menuisiers, réparateurs de vélos, meuniers, marché aux légumes et bien sur des nombreuses vaches ! qui ici, plus qu’ailleurs ne sont vraiment pas craintives.

On y croise très peu de touristes et on visitera le baori, le fort et le palais tout seuls ! il faut dire qu’à force de trainer dans la vieille ville, on est arrivé très peu de temps avant la fermeture.. ! Au grand désespoir de quelqu’un que je ne nommerais pas !

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4 réflexions sur “Bundi, Février 2015

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