Jodhpur & Diu, Mai 2015

Quelques photos de ce deux derniers weekends bien fatigants mais qui permettent de prendre l’air !

Il y a une semaine nous étions à Jodhpur, j’y étais déjà allé avec mes parents en février, voir article ici, mais Johan avait vraiment envie de visiter le fort. Nous avions choisi une guesthouse assez éloignée de la vielle ville, avec un jardin, parfait pour boire l’apéro, jouer aux cartes, voyez plutôt :

P1060429P1060423Sinon les rues de la ville sont toujours aussi bleues et photogéniques :P1060456Nous revenons tout juste de Diu : une petite presqu’île au sud du Gujarat et ancienne enclave portugaise. Ce territoire n’appartient pas au Gujarat et l’alcool est donc non seulement toléré mais détaxé. Nous sommes un peu mitigés sur la destination : pas de bus climatisés pour s’y rendre, étant donné les dernières chaleurs et l’état des routes nous avons passés des nuits vraiment horribles, on a eu l’impression d’être des animaux dans un zoo tant on s’est fait prendre en photos, observer, montrer du doigt (pas de baignades pour moi, donc) étant hors saison quelques bonnes adresses étaient fermées. Du côté positif, il faisait beau, la bière était fraiche, les garçons ont pu se baigner, le fort est fort fort mignon, le phare et les églises également !P1060509 P1060499 P1060515 P1060520 P1060554 P1060533 P1060553 photo 4 photo 3On a fait quelques photos de groupe :P1060528Mais on a manqué cruellement d’imagination et de style par rapport aux Indiens !P1060531 photo 2

Pushkar, Rajasthan, Avril 2015

Après s’être reposés un peu à Ahmedabad suite à ces 3 semaines de voyage, nous reprenons à nouveau notre sac à dos direction .. le Rajasthan ! Pour changer ! Nous profitons de notre proximité avec cet état magnifique pour y passer quelques weekends. C’est également l’occasion de découvrir la région hors saison touristique et on apprécie ! Il y a toujours quelques touristes mais rien à voir avec l’affluence de février et le climat est encore très agréable !

Nous étions donc à Udaipur début avril avec un groupe d’amis, au programme : shopping, bons restos, petits déjs au soleil, sieste, apéros en rooftop, piscine.. Etant donné que nous avions visité les lieux touristiques la dernière fois (voir ici) nous avons pu profiter de la dolce vita version tchai et masala ! (j’ai d’ailleurs mis à jour la blogroll voyage avec nos bonnes adresses).

IMG_4545Nous avons visé plus loin le weekend dernier en prenant un bus de 12h pour Pushkar, ville célèbre pour son lac sacré, ses gaths et sa foire aux chameaux (en novembre). Nous avions de bons échos mais en lisant nos guides nous nous demandions bien ce qu’on pourrait y faire tant les lieux à visiter semblaient réduits. Mais l’ambiance de Pushkar, véritablement prenante, a balayé tous ces doutes et nous y serions bien restés plus longtemps !

Cette petite ville très spirituelle est lovée autour de son lac sacré, où de nombreux hindous viennent y faire leurs ablutions après être allé se recueillir dans l’unique temple en Inde dédié à Brahma. L’origine de ce caractère sacré se trouve dans les textes anciens du « Padma Purana » qui raconte comment Brahmâ tua un démon, lâchant les trois pétales de lotus qu’il tenait dans ses mains. Cet événement donna son nom à la ville puisque « pusph » signifie fleur et « kar » signifie main. A l’endroit où les trois pétales sont tombés par terre ont surgis trois lacs dont les eaux furent considérées sacrées. Différentes légendes existent à ce sujet, mais ce qu’il faut retenir ce sont les pétales de lotus, présentes dans toutes les versions !

On commence à comprendre pourquoi c’est la seule ville de l’Inde où se trouve un temple dédié à Brahma mais en fait la légende continue. Après l’apparition des lacs, Brahmâ décida d’organiser un sacrifice religieux et convoqua tous les dieux sur les rives du lac de Pushkar pour y assister. Le rituel exigeait la présence de son épouse Sarasvati qui ne se présenta pas à temps pour la cérémonie. Brahmâ ne pouvait plus attendre mais devait être absolument accompagné d’une femme pour effectuer les rites sacrés. Pour pouvoir commencer le rituel il épousa sur place la belle Gayatri, une bergère, fille de nomade qui menait ses troupeaux sur la colline. Folle de rage et de jalousie, Sarasvatî maudit son époux en lui prédisant qu’il serait un dieu oublié à l’exception de Pushkar et que les hommes ne le vénéreraient qu’au seul temple de Pushkar.

Mes collègues m’expliquent, avec le sourire, que devant une telle immaturité des dieux qui passent leur temps à se battre/répudier/s’épouser/se tromper il ne faut pas s’étonner que les hommes ne soient pas parfaits #lucidité.

J’ai fait les mêmes photos que tout touriste qui se respecte mais je vous les mets quand même histoire de donner un petit aperçu ! Les photos ne retranscrivent malheureusement pas cette ambiance vraiment particulière : les hindous qui s’immergent dans l’eau sacrée (qui sert également d’abreuvoir aux singes, chiens et vaches), les tambours et les chants des temples qui bordent tout le tour du lac, les montagnes aux alentours, les offrandes aux vaches/pigeons/singes/chiens, les vaches qui déambulent tranquillement au milieu des femmes en saris magnifiques et des hommes aux turbans très colorés, le soleil couchant qui réchauffent cette multitude de couleurs, les envolées des oiseaux lorsqu’un tambour bat un peu plus fort. On a passé des heures assis sur les marches du lac, à essayer de se faire presque invisibles pour observer au mieux cette profusion de vie, sans déranger. Un bel orage (inhabituel pour la saison) nous a en plus donné des lumières magnifiques !

P1060099P1060120 P1060121 P1060134 IMG_4610 P1060154 IMG_4667 P1060201 P1060143 P1060159 P1060171Nous logions dans une adorable guest house, tenu par un canadien francophone qui vit ici depuis 40 ans ! Discussions géniales, personnage pas commun avec une vie haute en couleurs, avec qui il est très agréable de passer du temps. Marc possède également des chevaux (entre divers chiens, perruches et veaux !), nous avons donc monté nos destriers pendant 1h30 au milieu de la campagne rajasthani : à faire !

P1060064 P1060074 P1060065 P1060205 P1060228 P1060212C’est écrit dans tous les guides, mais j’ai tout de même vu plusieurs touristes se faire avoir donc je rajoute une petite mention ici : ne jamais accepter de fleurs de la part de quiconque, ne jamais suivre de sois disant prêtre autour du lac, ne jamais donner d’argent à ces sois disant prêtes, ne jamais se laisser embarquer sans un simili cérémonial. Les gaths sont libres d’accès à tous du moment que vous êtes déchaussés et respectueux, soyez très ferme et envoyez les balader dès le début et n’écoutez pas un mot de leur baratin. Voilà, c’est dit !

Jaisalmer (2/2), Mars 2015

Enfin, le jour J, le jour du départ pour notre safari à dos de dromadaires et de notre nuit dans le désert !

Nous avons opté pour une formule assez courte mais largement suffisante : départ à 13h depuis Jaisalmer et retour en fin de matinée du lendemain.

Nous sommes partis en Jeep, pas de porte, ni de fenêtres, les provisions pour le repas du soir à l’arrière ou sur le toit. Nous rencontrons notre guide/chauffeur/chanteur/cuisinier : Hemet, une personne vraiment adorable avec qui le courant est passé après environ 2 minutes !

P1050211 P1050208Avant d’atteindre le village de départ, nous faisons plusieurs arrêts ai milieu de pistes désertiques : pour admirer les animaux, rencontrer des agriculteurs qui font pousser des lentilles et faire une halte dans un village connu de notre chauffeur.

P1050252 P1050249 P1050247 DSCF4404 DSCF4387 DSCF4410Vers 17h voici enfin le moment venu de rencontrer nos montures et de partir jusqu’aux dunes où nous passeront la nuit à une dizaine de km. On est tous un peu impressionnés devant la taille des dromadaires et surtout leur façon atypique de se coucher et de se relever ! Finalement, le plus dur est de bien s’accrocher lorsque l’animal se lève ! Après il suffit de se laisser porter en s’accrochant bien à la selle (pour certains !) car il n’y a pas d’étriers pour se stabiliser. Mais le rythme relativement lent de l’animal permet de se détendre et de pouvoir profiter du paysage et des animaux que nous croisons en chemin ! Le fait de partir à 17h est idéal, la chaleur est douce ainsi que la lumière.

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Jaisalmer (1/2), Mars 2015

Nous n’étions pas pressés d’atteindre Jaisalmer, dernière étape de ce voyage au Rajasthan ! Afin de finir en beauté nous avions réservé un « safari » à dos de dromadaires ! J’avais lu pas mal de choses qui modérait un peu mon enthousiasme (autoroute de chameaux, à deux pas de la route et des éoliennes), mais finalement on a payé un peu plus cher que la moyenne des prix et on a eu droit à un séjour magique !

Avant de parler de notre nuit à la belle étoile, voici quelques photos de la route pour arriver à Jaisalmer. On sent qu’on entre vraiment dans le désert du Thar, la géographie change, on commence à voir des dromadaires dans les champs ainsi que des gazelles du désert.

DSCF4255 DSCF4265 DSCF4253Comme dans les villes précédentes il n’est pas possible de rentrer en voiture dans la vieille ville. Nous avions réservé deux chambres dans une charmante guest house (desert boy) que je vous conseille. Le fort est vraiment beau, pas vraiment de monuments à visiter, juste profiter de la ballade.

A l’extérieur du fort, nous avons visité des très beaux Havelis, des cénotaphes au coucher du soleil et un temple Jaïn.

DSCF4292 DSCF4329 IMG_4195 P1050201 P1050204 DSCF4374 DSCF4366 P1050186 P1050192 DSCF4344 DSCF4353 DSCF4356 IMG_4199 IMG_4205 DSCF4314 P1050169 DSCF4318 DSCF4321 IMG_4210 IMG_4207

Jodhpur, Mars 2015

Jodhpur : l’avant dernière étape de notre voyage avant Jaisalmer. On ne peut rentrer dans la veille ville en voiture et on comprend rapidement pourquoi ! Dédale de petites rues, grouillantes de monde, le marché qui s’achève autour de la clock tower draine une foule impressionnante pour une si petite vieille ville ! Arrivant de nuit, nous avons le droit à un son et lumière (plus odeur !) : la clock tower a autant de guirlande lumineuse qu’une attraction Disney Land, le brouhaha/klaxons de rickshaw est omniprésent. La guest house a envoyé un ricksahw à l’entrée de la vieille ville, nous nous entassons avec toutes nos valises, Papa monte à l’arrière d’un scooter et c’est parti !

DSCF4237Le lendemain matin, nous découvrons la ville de jour, les singes se déplacent de toit en toit, les enfants les nourrissent en s’amusant tout en restant prudents, nous rejoignons notre chauffeur à pied : sur le chemin nous croisons deux hommes à scooter avec 3 chèvres sur les genoux : un jour normal en Inde !

DSCF4168Ce matin, nous allons visiter la principale attraction de Jodhpur : le fort de Meranghar, une des plus jolis du séjour. Massif et à la fois tout en finesse. C’est le plus grand fort du Rajasthan, qui n’a jamais été pris par aucun ennemi. A l’entrée les portes anti éléphants et leurs pointes en métal sont impressionnantes.

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Ranakpur, Mars 2015

Ranakpur est à mi chemin entre Udaipur et Jodhpur et vaut vraiment le détour. C’est un temple Jaïn situé dans une zone vallonnée et boisée.

On y accède par une route sinueuse, les derniers kilomètres avant le temple sont peuplés de singes qui attendent que les touristes se délestent de quelques paquets de chips.

L’audioguide est riche en explications, le temple est vraiment magnifique, il n’y a aucun mur, uniquement des piliers, (1 114 au total !), dont un de travers car seul Dieu est capable de perfection !

L’ambiance était tellement bien et les photos n’étant pas à la hauteur de l’immensité du lieu, de la finesse des gravures et de la multitude de piliers que j’ai préféré faire une petite vidéo.

La musique n’est pas jaïn mais hindoue, c’est un clin d’œil car nous avons été bercés par ce morceau pendant presque une heure pendant l’un de nos dîners à Jaisalmer (en boucle oui oui !).

Quelques photos pour compléter la vidéo :

DSCF4140 P1050029 P1050003 DSCF4137 P1050031Sur le chemin nous nous arrêtons pour voir le fonctionnement d’une noria, et accessoirement faire un petit tour ! Après avoir fait quelques recherches, nous utilisons à tort le mot de nouria pour désigner ce mécanisme. Voici la subtilité :  » La roue hydraulique, ou noria, est peut-être une invention égyptienne. C’est un mécanisme d’élévation de l’eau d’un courant ou d’une rivière. Mais elle est actionnée par l’eau et non par la force animale : elle utilise la force du courant pour mouvoir la roue et élever l’eau à un niveau plus élevé. La roue persane, ou saqia, est un mécanisme d’élévation de l’eau installé sur le sol, davantage de la nature d’une pompe. Elle n’utilise pas la force hydraulique mais la force animale pour élever l’eau des puits ouverts. Joseph Needham, donne une définition claire de ces deux techniques : les récipients de la noria sont fixés à la jante de la roue alors que dans la saqia ils sont fixés à la corde ou à la chaîne entourant la roue. » Il s’agit donc ici d’une saqia.

DSCF4126 IMG_4088 P105003100000Après la visite nous nous dirigeons vers Jodhpur que nous atteignons de nuit (à cause d’un petit détour chez Fabindia .. !), la guest house (très simple) est située au pied du fort qui a l’air magnifique ! Il y a eu un fort orage et même une averse de grêle, le climat s’est vraiment refroidi et nous dinons dans notre chambre.

Source d’info sur la noria : http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7865.html